Les Portraits d'Entreprises (haut)
Novembre - Décembre 2007

PORTRAITS D'ENTREPRISES

LES PORTRAITS D'ENTREPRISES


Clikeo

Internet - Entre le site-en-kit et la haute couture, il y a Clikeo



L’entreprise, qui veut aujourd’hui confier la réalisation ou la refonte de son site Internet, a le choix et l’embarras. Comment sélectionner le bon prestataire parmi les innombrables propositions, dans une fourchette de prix d’une incroyable étendue ?
Depuis l’offre super-packagée à 350 euros jusqu’au site cousu main d’une agence prestigieuse - entre 10 000 euros et l’infini - pas facile de se déterminer. C’est justement entre ces deux extrêmes qu’ont choisi de se positionner les trois associés de Clikeo, une société installée à la pépinière de Suresnes.

« Chaque site que nous réalisons est à 100% personnalisé pour le client. Le design est soigné et fidèle à son image » affirme Yannick Chapard. « En revanche, l’outil qui fait fonctionner le site est commun ». Cet outil, comme il l’appelle, c’est la force de la solution Clikeo. Quatre ingénieurs ont consacré chacun plus d’un an à son développement. Résultat : un outil de gestion complet et simple d'utilisation. Le client maîtrise les mises à jour grâce à un mode d'édition en temps réel et intuitif. Il peut ajouter sans limites ses rubriques, gammes et produits.
L’autre atout de la solution Clikeo, c’est l’évolutivité. Si l’activité du client le nécessite et que son budget le lui permet, son site peut évoluer très rapidement. Et pas question de repartir à zéro. Son interlocuteur Clikeo va l’accompagner. Et les visiteurs de son site ne seront pas dépaysés. L’évolution, c’est un peu le maître mot de Yannick Chapard car l’outil n’est pas figé. « Nous l’avons conçu nous-mêmes, il nous est facile de le faire évoluer. C’est quasiment toujours la demande d’un client qui lance nos recherches. Et jamais un caprice d’ingénieur ». Quand l’outil évolue, c’est toujours vers plus de simplicité pour l’utilisateur et du coup, tous les clients en bénéficient par l’intermédiaire de mise à jour fréquentes.
Depuis le printemps, les affaires ont pris un bon rythme et les hommes de Clikeo envisagent l’évolution de leur entreprise. Leur outil logiciel a prouvé sa pertinence, alors pourquoi ne pas le proposer à d’autres agences web ? Ils travaillent donc à la commercialisation de ce produit auquel ils devront maintenant donner un nom.

Clikeo, l’histoire
Au départ, quatre ingénieurs chefs de projet se retrouvent au chômage. L’agence de voyage en ligne pour laquelle ils exerçaient leurs talents a été rachetée par Last minute. On est fin 2003. Ils décident de créer leur boîte. Ce qu’ils savent faire : des interfaces de gestion de sites web, par nature simples d’utilisation. Ce sera la base du cahier des charges de l’outil qu’ils vont mettre au point. Fin 2004, l’outil fonctionne parfaitement, mais leurs réserves financières sont épuisées. Deux des associés quittent le navire pour rejoindre le salariat. Restent Yannick Chapard et Sébastien Meunier, qui font appel à des graphistes free-lance. L’activité connaît une croissance régulière et il y a quelques mois, l’un des graphistes régulier, Fréderic Fieulaine, devient le troisième associé de Clikeo.
Ils ont aujourd’hui plus de 120 clients et gagnent 4 à 5 sites chaque mois. Il font appel à plusieurs graphistes en free-lance et ont engagé une personne en contrat de professionnalisation. Enfin, ils envisagent de passer un cap en recrutant un commercial.


Des sites qui valent le détour et montrent l’étendue de l’expertise de Clikeo.
Pas un site ne ressemble à l’autre et ils semblent être toujours à jour.
A consulter sur le site Clikeo.fr, rubrique réalisations.


www.climatmundi.fr

Climat Mundi permet à ses clients d’exercer leur activité de façon neutre en CO2, en finançant des projets d’économies d’énergie et de diminution d’émission de gaz à effet de serre. Leur calculateur est stupéfiant !

www.happydaysparis.com

Restaurant lounge Happy Day’s, Movies and Music Show, vous accueille et vous fait découvrir les meilleurs moments de la musique et de la télévision des années 60 à 80. Jeter donc un coup d’œil à la galerie des stars qui fréquentent le lieu. La mise à jour est effectuée le plus simplement du monde. Et c’est en images !

www.gravuresdemode.com

Gravures de Mode vous invite à découvrir ou redécouvrir les collections de vêtements enfants pour les filles et les garçons de
0 à 16 ans.

www.id-sapore.com


ID-sapore, un site de e-commerce de produits français à destination des italiens. La vente en ligne est simple, flexible et multilingues.

Clikeo
5 Rue Salomon de Rothschild
92156 Suresnes Cedex
Tél. 01 46 97 21 50

Mail information : infos@clikeo.fr
Mail direction : yannick.chapard@clikeo.fr
Mail marketing/commercial : smeunier@clikeo.fr

 


Les trois fées de Bengale

Ultra-féminines, éthiques et intensément lumineuses

Des matières fluides, liquides, presque impalpables, des formes souples, des décolletés profonds… l’univers textile des Fées de Bengale est ultra féminin. Le tableau est brossé. Il n’est pas complet. Il manque un élément essentiel qui fait de l’aventure des trois fondatrices de la jeune entreprise suresnoise un parcours unique et remarquable en tout point.
Tous les vêtements féminins, dessinés par Elodie, la fée styliste, sont fabriqués en Inde, par des femmes parmi les plus défavorisées, dans le cadre d’une démarche équitable et à partir de textiles produits en agriculture biologique.


Elodie : stylisme, design textile et formation
Sophie : gestion, marketing et commercial
Camille : création graphique, communication visuelle et sérigraphie

Le concept est beau, généreux, créatif. Sans doute trop pour les banquiers. Car la baguette de nos fées ne sait produire que du bonheur, pas des euros. Et pour passer du rêve à la réalité, il leur faut 54 000 euros. Précisément. « Nous devions aller vite. En 2005, en matière de commerce équitable, l’offre présentait encore une niche à occuper. Rien dans le très féminin, la gamme créateur. Nous devions imposer notre marque par un développement rapide et pour cela investir » Sophie, la fée gérante sait compter. Elle sait aussi convaincre. Mais les banquiers sont frileux et surtout ils n’imaginent pas que l’on puisse faire fabriquer par des femmes sans formation, des vêtements aussi sublimes, aussi sophistiqués. Que l’on puisse être rentable en achetant ses produits entre 2 et 6 fois le prix du marché en Inde et en réduisant ses marges pour rendre cette action possible. La réalité du marché et de la concurrence rend plus difficile la prise de risque surtout dans le monde de la mode qui a connu de nombreuses crises.

Une longueur d’avance sur le désormais célèbre DD
Mais le trio est tenace et leur concept n’a que quelques mois d’avance sur l’avènement de l’aujourd’hui incontournable développement durable (DD). L’argent, elles vont en trouver. Pas autant que nécessaire, mais assez pour se lancer. Hauts-de-Seine-Initiative, EDEN, le ministère de la Jeunesse… elles gagnent des concours, obtiennent des avances à taux zéro. Leur discours passe. Il fait rêver, mais il est concret. Un concret différent mais qui tient parfaitement la route. Et enfin, la rencontre avec un banquier sensible à la fois au concept et au produit. Sur un coup de cœur, ce responsable de la Banque Populaire décide de soutenir le projet.

De coups de cœur en coups de foudre
L’aventure commence. La première collection. Et là : coup de foudre des journalistes de la presse spécialisée. De très bons papiers dans Elle, Vogue, Biba, Figaro Madame, Paris Match, Nouvel Observateur… et Suresnes Magazine. Les clientes accrochent et les responsables de magasin aussi. La collection est distribuée dans des boutiques multimarques, plutôt haut de gamme. Paris, Lyon, Marseille, Lille, Montpellier, Rouen, Bordeaux, St Gilles de la Réunion… mais aussi Grèce, Canada, Royaume Uni, Belgique ou Suisse. A Suresnes, c’est l’adorable boutique du Village anglais « A demain les filles » qui assure leur présence.
Bien sûr, elles ont leur boutique en ligne, un fort joli site, sans doute plus efficace pour offrir ou s’offrir une pièce de lingerie ou un accessoire qu’une robe de la gamme soie. Internet ne transmet pas encore les émotions tactiles.

Objectif 2008 : Les USA
Aujourd’hui, au moment où elles travaillent sur leur cinquième collection – hiver 2008-2009 – les affaires deviennent plus complexes. Des concurrents apparaissent. Les fées affinent leurs stratégies. Leur positionnement prix est bon, pas donné, mais très abordable pour des produits de créateurs en séries limitées. Elles intensifient leur présence dans des salons et manifestations : Prêt-à-porter, Who’s next, ou Ethical fashion show… Et maintenant objectif USA, à la recherche d’un agent efficace sur place. Mais pour développer, il va falloir trouver des euros. Avis aux investisseurs. Notez cependant qu’elles n’ont l’intention de lâcher ni le volant, ni la baguette.

Quelques pièces de la collection hiver 2007

 

Catalogue ou site Internet, la création est de haute qualité

 

Sur la copie d’écran, quelques-unes des femmes indiennes qui participent à ce projet à haute valeur éthique

La plus jolie façon de produire éthique
Les fées de Bengale travaillent avec deux coopératives féministes indiennes qui participent à l’insertion des femmes. En effet, ces deux coopératives embauchent en priorité les femmes les plus en difficulté et leur apportent une formation ainsi qu’un travail honorable et une rémunération plus juste.
La confection des vêtements est accompagnée d’un programme mis en place par les deux coopératives partenaires de la marque. Ce programme social vise à l’amélioration des conditions de vie des femmes les plus défavorisées en Inde et de leurs familles. La coopérative qui prend en charge le filage et le tissage du coton, finance des hôpitaux, et spécialement le centre de Kerala qui traite les cancers, nombreux dans la région en raison de la sur-utilisation de pesticides. Pour sa part, la coopérative n’utilise que du coton biologique.
La coopérative qui réalise l’assemblage et les broderies est une ONG indienne, Créative Handicraft accompagne dans leur vie quotidienne les femmes qui y travaillent. Elles les épaulent pour les questions de santé, d’éducation et de garde des enfants, de gestion de leur budget…
Pour mettre en route chaque collection, deux des associées partent travailler au moins un mois aux côtés des femmes indiennes. C’est un challenge régulier. Il faut réussir à former les couturières aux nouveaux modèles, aux innovations. Péché mignon de la créatrice, suivre la réalisation du prototype et assurer le suivi de la fabrication.

Les Fées de Bengale
39 Boulevard Henri Sellier
92150 Suresnes
Mail: lesfeesdebengale@gmail.com

A Suresnes, boutique A demain les filles
18 bis Rue Diderot
Tél. 01 46 25 05 50